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En Haute-Saône, l’État se mobilise pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

 
 
En Haute-Saône, l’État se mobilise pour la journée de lutte contre les violences faites aux femmes

La journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence faite aux femmes, a été l’occasion pour Fabienne Balussou, préfète de la Haute-Saône, de mettre en exergue trois actions emblématiques déployées dans le département suite au Grenelle des violences conjugales organisées l’an dernier.

Distribution aux pharmacies de sachets contenant des messages d’informations sur les violences au sein de la famille

En Haute-Saône, les services de l’État se sont mobilisés pour lutter contre les violences faites aux femmes, notamment avec le soutien l’ordre des pharmaciens.

Un référent a ainsi été nommé par l’ordre. Les coordonnées des associations d’aide et de prise en charge des femmes victimes de violence ont été diffusées aux pharmacies et un contact a été établi entre la gendarmerie et 72 pharmacies.

Les officines sont des lieux de contacts privilégiés avec les femmes victimes de violence. Elles viennent souvent seules chercher des médicaments pour elles et leurs enfants. Il s’agit dans bien des cas d’un des rares moments où elles ne sont pas sous la surveillance de leur conjoint violent.

Cette collaboration entre les services de l’État et les pharmacies du département se poursuit aujourd’hui avec un nouveau dispositif.

Il s’agit d’utiliser les sachets de pharmacie, pour communiquer les numéros utiles en matière de lutte contre les violences intra-familiales et des conseils de prévention.

C’est dans ce cadre que la préfète s’est rendue à l’officine Combes à Faverney, accompagnée de la déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité femme/homme, et du colonel Sung-Dae Faucon, commandant du groupement de la Gendarmerie de la gendarmerie de la Haute-Saône, pour remettre les premiers exemplaires des sachets sérigraphiés aux pharmaciens.

70 000 sachets seront distribués pour cette première campagne.

Signature d’une convention de recrutement d’une intervenante sociale dans les services de police et de gendarmerie

Fabienne Balussou a co-signé ce mardi 24 novembre une convention de recrutement pour le dispositif d’intervenante sociale dans les services de police et de gendarmerie (ISPG) avec Yves Krattinger, président du Conseil départemental.

La Haute-Saône a fait partie des premiers départements à se doter d’un tel dispositif grâce à la convention signée entre l’État et le Département en 2008, qui représentait alors un mi-temps, occupé par madame Odette Berger.

Ce dispositif conduit à mobiliser auprès des forces de l’ordre une assistante sociale dont le rôle est d’accompagner les victimes de violences conjugales et intrafamiliales vers la prise en charge la plus adaptée, tout en contribuant à la détection de situations (violences intrafamiliales, précarité, troubles psychiques, etc.).

En 2019, 651 situations ont été portées à la connaissance de l’ISPG (630 en 2018).

La convention signée aujourd’hui permet de doubler ce poste, pour consacrer 1 ETP à cette mission, financée à 50 % par l’État dans le cadre du Fonds Interministériel de prévention et de lutte contre la délinquance (FIPD) et à 50 % par le Conseil départemental.

Ce recrutement étend le dispositif d’ISPG à l’ensemble du département en intégrant le secteur d’Héricourt, et s’inscrit dans la complémentarité des missions de protection des victimes par les forces de sécurité intérieure et de leur accompagnement social.

Remise du 2ème « Prix de la Prévention 2020 » de la gendarmerie nationale

Lancé en 2015 par la Gendarmerie, « le Prix de la Prévention » permet de valoriser des initiatives locales de gendarmes sur le territoire.

Le colonel Sung-Dae Faucon a remis, en présence de la préfète, à l’adjudante Adeline Pillot le 2ème prix du concours que la brigade de Port-sur-Saône a remporté pour sa participation à l’organisation des journées « Stop violences » à Gray et « Lutte contre les violences » à Port-sur-Saône, auxquelles ont assisté plus de 700 de collégiens.

Le prix de 2 000 € sera réinvesti dans un nouveau projet visant à lutter contre les violences intra-familiales dans le département.

Par ailleurs, cette cérémonie a permis de présenter les tableaux d’une ancienne résidente du service d’accueil des femmes en difficulté (SAFED) illustrant les violences conjugales, mais aussi d’écouter le témoignage poignant d’une femme victime de violences.

La référente violences conjugales du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) qui a assuré l’accompagnement de cette dernière, a pu, à cette occasion, évoquer les actions menées par l’association et ses perspectives pour 2021.

Au-delà du focus porté ce jour sur des actions innovantes mises en place en Haute-Saône, le Grenelle des violences faites aux femmes a permis, pour mémoire, de mobiliser différents partenaires (élus locaux, associations) dans le cadre d’un panel de dispositifs plus large :

  • Le doublement du nombre de téléphones graves danger (TGD) : le département en possède désormais 4 ;
  • L’installation de la cellule opérationnelle de suivi des victimes de violences conjugales en Préfecture ;
  • La création de 4 stages supplémentaires de responsabilisation « violences conjugales » pour primo-délinquants ;
  • La création d’une formation spécifique des référents Violence Intra-Familiales (VIF) organisée par le groupement de gendarmerie ;
  • La candidature locale à l’appel à projet relatif à la création d’un centre régional pour les auteurs de violences conjugales par Auviv/Altérité.

La lutte contre les violences faites aux femmes est une préoccupation majeure des services de l’État en Haute-Saône.

> 2020 11 24 CP Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,11 Mb