Continuité des missions relatives à la Santé la Protection des Animaux et de l’Environnement indispensable pendant la crise COVID-19

 
 

La crise COVID 19 complexifie les missions de gestion des maladies animales, du suivi sanitaire des troupeaux et des exportations d’animaux vivants. Les agents du service SPAE œuvrent au quotidien pour leur maintien à un haut niveau de qualité.

Malgré le confinement, les agents du service santé et protection des animaux et de l’environnement (SPAE) sont présents chaque jour au sein de la DDCSPPdirection départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations afin de préserver la santé publique, la santé animale et l’activité économique des exploitations agricoles de la Haute-Saône, tout en étant garants du bien-être animal et de l’environnement.

Parmi l’ensemble des missions portées par ces agents, trois d’entre elles constituent, chacune, un enjeu majeur :

1- L’instruction des dossiers de demandes de certificats sanitaires pour les échanges intracommunautaires ou l’exportation vers les pays-tiers d’animaux vivants. Ainsi, depuis le début du confinement, ce sont plus de 40 certificats sanitaires qui ont été à ce jour délivrés et qui concernent 2000 animaux. Ces instructions souvent complexes l’ont été d’autant plus qu’il a fallu gérer les exigences de chaque pays destinataire au regard de l’épidémie Covid-19, ce qui a engendré le report, voire l’annulation de certaines demandes déjà instruites concernant 800 bovins qui ont été exportés vers d’autres destinations que celles initialement prévues.

Plus que jamais, le service SPAE a contribué au soutien de l’économie agricole locale permettant aux éleveurs de valoriser au mieux leurs animaux.

2- Les agents contribuent également à la gestion des maladies animales appelées dangers sanitaires de première catégorie. Ainsi, depuis le début du confinement, ce sont 9 suspicions de tuberculose, maladie transmissible à l’Homme, qui ont été traitées au sein de ce service, permettant ainsi de garantir un bon état sanitaire du cheptel haut-saônois.

3- Une veille sanitaire est également réalisée, notamment au regard des maladies animales à plan d’intervention sanitaire d’urgence. Une vigilance accrue de l’évolution de ces maladies qui se trouvent aux portes de la France est effectuée, qu’il s’agisse de la peste porcine africaine qui a sévi dernièrement en Belgique, qui, si elle arrivait en France, décimerait le cheptel porcin entraînant ainsi une catastrophe économique pour cette filière, ou de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP), appelée communément grippe aviaire, actuellement en Europe de l’Est, maladie transmissible à l’Homme, qui au-delà de l’épidémie et de la catastrophe économique sur la filière avicole, pourraient avoir des conséquences très néfastes sur la santé humaine. Des mesures de biosécurité visant à protéger les élevages sont mis en place dans ces 2 filières et des informations régulières sont transmises aux acteurs de ces filières.

Contact : Edwige FLEUTIAUX - Cheffe de service par intérim du service Santé, Protection des Animaux et de l'Environnement
Courriel : ddcspp@haute-saone.gouv.fr